L'objectif de l'étude Rhin-Autopartage
était de mesurer la viabilité de services d'autopartage
dans les villes moyennes.
L'analyse des exemples dans les pays ou régions
voisins (Suisse, Sud du Bade-Würtemberg et Wallonie) montre
qu'il n'existe pas de service autonome professionnel sur les agglomérations
de moins de 100'000 habitants. Lorsqu'il existe, le service est
raccroché à une organisation régionale ou
nationale qui assume tout ou partie des fonctions de gestion,
des fonctions commerciales, voire du risque financier. Le cas
de la Suisse montre qu'à partir du moment où elles
sont desservies par un réseau de transport public, toutes
les agglomérations de 10'000 habitants et plus disposent
d'un potentiel d'utilisateurs suffisant pour assurer un taux d'utilisation
satisfaisant des véhicules.
Toutefois, des conditions doivent être
réunies pour que le service puisse être mis en place
et pérenne dans les villes moyennes, parmi lesquelles l'implication
des utilisateurs et/ou des collectivités pour minimiser
le risque assumé par l'opérateur d'autopartage.
Service urbain par excellence, l'autopartage peut également
assumer une fonction de prolongement des déplacements interurbains
en intermodalité avec le train, à condition qu'existe
également une demande locale de proximité. Ainsi,
les usagers de l'autopartage des grands centres urbains et ceux
des villes moyennes peuvent contribuer à un système
de solidarité gagnant-gagnant qui permet l'existence d'un
réseau régional de stations d'autopartage.
Transposé au cas de l'Alsace, région
constituée d'un maillage de villes moyennes relativement
denses, et dotée d'une infrastructure de transport ferroviaire
performante sur certains axes, l'étude démontre
le potentiel de développement sur toutes les agglomérations
de plus de 15'000 habitants et les modalités à réunir
pour permettre ce développement.